
Pierre Cornuez
A - Retrouver l'émerveillement de l'enfance
Le mot magie résonne avec l'univers de l'enfance. Chaque fois que nous entendons ou lisons ce mot, une petite lumière s'allume dans la psyché qui nous met en joie. L'adulte, chez lequel survit l'âge tendre, les poches remplies ou vides d'argent, la tête plongée dans le monde raisonnable des évidences concrètes, continue malgré tout, de croire en un pays merveilleux, en un monde magique qui sommeille dans son coeur d'enfant.
Quant à l'homme trop rationnel, faisant fi de ses rêves de jeunesse, dénigrant cette attitude puérile de la pensée magique qu'il identifie à un manque de maturité, à une incapacité d'affronter l'existence, nous pouvons lui dire que, sans même le savoir, il pratique lui aussi une forme de magie dans sa vie quotidienne.
Parce que nous sommes des individus "pensants" et "désirants", nous agissons sur le monde des faits, contribuant pour une large part à la fabrication de notre destinée et de celle vers qui se portent nos sentiments. Certes la relation de cause à effet entre ce que nous pensons et ce qui nous arrive n'apparaît pas clairement, cette relation étant voilée par le monde du temps et de l'espace. Pourtant celui qui étudie sa vie sous cet angle ne manquera pas d'apercevoir l'étroite corrélation qui existe entre son monde intérieur et le monde extérieur qui l'entoure.
Notre intention n'est pas de faire l'amalgame entre la magie que l'on pourrait appeler instinctive -qui est le lot de chacun- et ses formes plus élaborées : cérémonial, théurgique qui impliquent une discipline, un travail sur soi et une qualité d'amour remarquable, mais plutôt de conscientiser la présence en l'homme d'un pouvoir dont il ne sait pas toujours qu'il en est le possesseur.
B - Autour du mot magie
Comme nous l'indiquons page suivante dans nos propositions de réflexion, tout est énergie, vibration, et les mots bien sûr n'échappent pas à cette règle. Magie et matrice ont en commun la première syllabe : ma. Le praticien de la magie se fait matrice pour enfanter ce que l'on nomme en ésotérisme, une forme-pensée. C'est ainsi que le nom de Marie fut donné à celle qui mit au monde l'enfant Jésus. La voyelle i présente dans ces trois mots est en correspondance avec la lettre hébraïque Yod de valeur 10 et dont le symbolisme est extrêmement important en tant que nouvelle expression de l'unité.
Selon René Guenon, Annick de Souzenelle, Papus, la lettre Yod est le germe divin caché au coeur de la création dès son principe. Son graphisme hébreux est le plus petit de toutes les lettres de l'alphabet, et dans notre représentation latine nous plaçons au sommet du i un point pour symboliser cette présence minuscule du germe divin en l'homme.
Il est d'ailleurs frappant de mettre en parallèle les mots débutant par mi et ma. Les premiers évoquent deux idées maîtresses , celle de petitesse : mince, miniature, microbe, minimum, minorité, misère, microcosmos, millet, minable, minus...
et de milieu : mitigé, mixte, mi-chemin, midi, miscible, mitoyen...
Quant au second, il est à l'opposé ; l'expression de globalité, de matière à l'état brut :
- manifestation, machine, maçon, mâchoire, magma, manger, manne, masse, marxisme, matrice, macrocosmos...
On retrouve aussi ce sens dans la langue sanscrite où Maya signifie l'ensemble des illusions qui constituent le monde.
La lettre i apparaît donc comme symbolisant ce qui est petit -le germe- et qui se tient au centre de la matière. Nous pourrons la localiser du point de vue humain, dans le coeur, ou dans la tête en correspondance sans doute avec la glande pinéale.
Notons, autre coïncidence curieuse, que dans matière, la lettre i occupe le centre du mot.
Autre piste de réflexion pouvant nous aider à mieux définir le sujet de notre étude, magie est l'anagramme d'image. C'est par la faculté de mettre en image une idée qu'opère le magicien expérimenté.
Nous voici revenu au monde lunaire de l'imagination, qui est celui de l'enfance, et par lequel va se manifester le pouvoir créateur solaire. Car c'est éclairé et conduit par la volonté solaire que le magicien blanc va opérer.
C - Propositions de réflexion
Pour suivre le chemin de la pratique magique, les propositions suivantes forment une base solide de méditation :
-
bien que nous existions dans un monde de phénomènes multiples où l'idée de
séparation prédomine, une seule et même énergie constitue
l'univers. C'est ce que tend à exprimer le nombre 1 duquel sont
issus tous les autres nombres.
-
afin que le miracle de l'unité demeure dans la multiplicité des formes, ce
qui est en haut est comme ce qui est en bas, ce qui est partie
est comme ce qui est tout, ce qui est intérieur est comme ce qui
est extérieur, ce qui est vibratoirement élevé est comme ce qui l'est
moins, etc.
-
la matière est de l'énergie qui s'est condensée. L'expression est
crue, son rôle est d'engendrer l'idée que tout objet quelle que soit sa
constitution est une vibration en activité et en évolution, qui peut répondre
à l'activité mentale et spirituelle de l'homme.
-
l'homme est en miniature l'univers entier. Il est constitué comme lui
d'un esprit, d'une âme et d'un corps. La rencontre de l'esprit et
de la matière engendre la vie de l'âme qui se tient donc comme force
intermédiaire et médiatrice entre la puissance infinie de l'Esprit et la
condition périssable du corps.
-
le corps de l'homme est en réalité triple, ainsi que l'âme. On distingue les
corps physico-éthérique, astral et mental constituant globalement la personnalité,
et qui fonctionnent dans les trois centres situés en dessous du diaphragme. L'âme
est en relation étroite avec les centres cardiaque, laryngé et frontal.
L'Esprit se trouvant dans sa demeure haute du centre coronal.
-
selon la source de ses désirs et de ses pensées, l'activité magique de
l'homme s'oriente vers des intérêts égoïstes (lorsque l'aspect
personnalité domine), ou vers une activité altruiste (lorsque l'âme
est entrée en possession de ses véhicules).
-
les principales étapes du travail magique avancé sont en relation avec :
- la faculté de recevoir le message de l'âme
- d'émettre le son créateur
- de visualiser la forme-pensée dont l'idée fut inspirée par l'âme
- de l'animer et de la revêtir de substance-désir,
tout cela dans la connaissance des cycles et des rythmes.
-
le travail magique est inséparable du travail sur soi.
Après avoir semé ces quelques jalons de méditation, clarifions les grandes voix du chemin magique afin de souligner les orientations viciées et les dangers que l'on y trouve.
D - Les différents niveaux de la pratique magique
I - PRATIQUE DE LA MAGIE SOUS L'EGIDE DE LA PERSONNALITE
- Volonté des désirs : la personne est animée par des aspirations personnelles. Elle projette sur l'extérieur son énergie affective, et désire posséder les objets, les êtres qui lui plaisent. Le centre cardiaque est passif et ce sont les centres en-dessous du diaphragme qui dirigent les choix existentiels. Cette forme de magie inspirée du désir d'avoir se heurte à d'autres désirs aspirant aussi à une réalisation, et qui se détruisent mutuellement. La non-réalisation du désir engendre une frustration et parfois d'autres sentiments négatifs redoutables. Ce n'est point là un chemin d'harmonie et d'épanouissement, plutôt une voix d'enchaînement karmique.
- Les forces de l'inconscient : ce terme se réfère ici à l'approche psychanalytique des énergies. Les désirs inassouvis, refoulés, les instincts primaires, les peurs... continuent leur travail à la barbe de l'individu conscient, engendrant des comportements irrationnels qu'il va falloir exorciser. Il est aujourd'hui à la mode de dénigrer l'apport psychanalytique à la connaissance de la psyché humaine. On éviterait pourtant bien des égarements en prenant en compte cette dimension des énergies refoulées en nous.
Deux sortes de magie vont naître de ce champ de force. L'une pathologique où l'individu conscient est le jouet de ses obscurités, l'autre thérapeutique visant à décharger les énergies nocives, à réorienter la conscience en la dirigeant vers des lieux ensoleillés, bref une magie destinée à rendre la vie supportable et harmonieuse. Tout le monde ne possède pas la force intérieure pour descendre dans l'obscurité et en ressortir indemne. Que l'on songe aux divers cas de maladie mentale.
- Magie consciente venant du mental inférieur : toujours inspiré par la personnalité, le sujet quelque peu éveillé au pouvoir créateur qui est en lui, s'instruit des lois de la magie, et parvient à un stade très critique de son évolution. S'il glisse vers les notions de pouvoir, de manipulation, il s'engage vers :
- La magie dite "noire" où il va abdiquer sa propre volonté au profit d'entités démoniaques auxquelles comme l'on dit couramment "il va vendre son âme", puisant dans des égrégores négatifs l'énergie nécessaire à sa soif de pouvoir. Par contre, si le praticien commence à entendre la voix de son âme, il s'engage vers :
- La magie dite "blanche" et va chercher par un travail assidu à renforcer sa propre volonté, à développer sa capacité de visualisation, de concentration, à s'instruire des lois cosmiques, préparant ainsi l'outil qui permettra à l'âme de se manifester dans la société des hommes.
II - MAGIE SOUS L'EGIDE DE L'ÂME
- Magie blanche, dite aussi cérémonielle (il est à noter que les praticiens de la magie noire opèrent aussi à l'aide d'un cérémonial).
Beaucoup de personnes éprouvent quelques réticences à s'engager dans une approche cérémonielle de la magie qu'elles trouvent trop compliquée, trop religieuses et souvent incompréhensible. Elles préfèrent la voix directe du Père au Fils, sans support, et nous verrons juste après ce qui particularise ce choix.
Pour l'heure, la créature émerge tout juste de l'emprise de sa personnalité, et son but consiste à purifier ses trois véhicules afin que l'âme puisse s'y manifester avec aisance et que progressivement la conscience de l'homme s'identifie à celle de l'âme. Le travail à effectuer est triple :
- à la vie des cinq sens tournés vers le monde extérieur, se développe parallèlement leur réciproque interne.
- la vie émotive, changeante, désirant posséder, commence à ressentir les impulsions d'amour altruiste émanant du chakra cardiaque.
- la vie mentale concrète s'ouvre au monde du symbole. La tendance à disséquer, à séparer, à critiquer fait place à une volonté de rassembler, d'organiser.
La personnalité tout entière passe du rôle de maître à celui de serviteur. La pratique de la magie cérémonielle contribue à discipliner les énergies instables de la personnalité et prépare l'individu à la pratique de la dernière forme de magie :
- Magie théurgique : ici le miracle devient possible, la loi d'amour seule est opérante ; l'individu comme dans le cas de magie noire, renonce à sa volonté propre, mais au lieu de l'assujettir à Satan ou à la puissance d'un égrégore artificiel, il l'abandonne à l'amour divin, devenant canal de son influx. Il devient alors l'expression vivante des premières énoncées du Notre Père : "Notre Père qui est aux cieux, que Ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel..."
E - Analogie entre la naissance d'un enfant et celle d'une forme-pensée.
La pensée analogique est une démarche d'essence religieuse ; elle permet de relier entre eux des phénomènes que la science dans son souci de vérité s'interdit de rapprocher.
Entre l'acte de la graine végétale, tombant en terre, grandissant en elle avant de percer la croûte pour parvenir à l'air libre, et celui de l'ovule fécondé plongeant ses ramifications dans la paroi utérine pour s'y engloutir entièrement jusqu'à maturation en tant que foetus, puis sa naissance à l'atmosphère, il existe un parallèle étonnant qui illustre la loi d'Hermès : "ce qui est en haut et comme ce qui est en bas..." et que l'on formulerait dans ce cas : "ce qui est dans le monde de l'être humain est comme ce qui est dans le règne végétal..."
Mais pour rester avec les idées de haut et de bas, nous pouvons mettre en parallèle, la sphère ventrale basse du corps humain, avec celle haute de la tête et aligner les processus qui aboutissent dans un cas à la naissance d'un nouvel être et dans l'autre à la naissance d'une forme-pensée.
Selon les lois déjà évoquées, la tête est le lieu physique où s'incarne la force de l'Esprit ; le ventre est précisément le lieu du plan physique, et entre les deux, tout comme l'âme se tient entre le corps et l'esprit, nous avons l'étage médian coeur-poumon. Notre analogie va s'en trouver quelque peu compliquée par cette vision triple de l'être humain.
Chacun sait que la formation de l'être humain dans l'utérus, s'effectue tout d'abord par la distinction de deux feuillets, l'ectoblaste duquel sera issu notamment le système nerveux, et l'endoblaste générateur du système digestif. La distinction haut-bas est déjà mise en place. C'est au cours de la troisième semaine que se différencie le troisième feuillet, le mésoblaste qui formera le coeur. On voit ainsi que l'approche trinitaire de l'homme a une assise biologique évidente.
1 - L'état de réceptivité du psychisme est analogue à l'état de fécondité de l'ovule
Le cycle ovarien de la femme ne permet la conception que pendant quelques jours chaque mois. De même, la conscience ne peut recevoir l'impulsion créatrice de l'Esprit, que dans sa phase de plus haute réceptivité. Le mental se fait silence se préparant à accueillir l'idée lumineuse émanant des plans subtils.
2 - Un seul spermatozoïde (UN = ESPRIT) pénètre l'ovule et la féconde
La conscience de l'homme s'étant placée dans sa dimension féminine de réceptivité se voit fécondée, et l'idée est conçue. Lorsque le mental de l'homme ordinaire est actif, il bouillonne d'idées éphémères, dont aucune n'arrive à changer quelque chose dans la vie de l'homme.
L'énergie se multiplie, s'éparpille, la personne s'égare dans de multiples directions lui donnant seulement l'impression qu'elle va quelque part. Ici le symbole est clair : un seul spermatozoïde va être à l'origine d'un nouvel être, une seule idée va féconder la conscience humaine.
3 - L'idée s'enracine dans la conscience comme le blastocyste dans l'endomètre
Pour que le processus en jeu puisse se poursuivre, le terrain mental du sujet doit être d'une nature compatible. Il ne pourra nourrir que ce qui lui correspond. L'enracinement de l'idée est aussi associé à la puissance de concentration.
4 - Les trois feuillets sont l'image concrète de l'esprit de l'âme et du corps
Au stade de l'embryon, deux couches cellulaires se distinguent : l'ectoblaste qui formera entre autres le système nerveux -partie haute en correspondance avec la vie de l'Esprit-, l'endonblaste donnant naissance au tube digestif -partie basse en correspondance avec le corps-. Durant la troisième semaine de gestation apparaît un troisième feuillet né des deux premiers : le mésoblaste qui formera le système cardio-vasculaire -partie médiane en correspondance avec l'âme-.
Le développement d'une forme-pensée implique tous les aspects de l'être humain, c'est-à-dire sa faculté de penser, d'aimer, et d'amener à concrétisation.
5 - Son, visualisation, respiration, vibration sont pour l'idée, l'équivalence de la nourriture du foetus.
La tentation est grande d'imaginer que l'idée-germe va se développer toute seule sans apport conscient de notre part. Si cela était nous n'aurions aucune raison d'en être la mère. L'amour vit à travers nous et s'incarne dans nos facultés psychiques conscientes. C'est bien là toute la différence avec le déroulement apparemment mécanique de la gestation.
Par la visualisation, l'image-avenir se précise, le foetus-pensée s'organise, se développe et l'on voit apparaître de plus en plus clairement la forme qui était contenue dans l'idée-germe.
Le son émis intérieurement produit une résonance rythmique qui dynamise la forme-pensée. La respiration consciente assimile l'énergie du prâna qui vient nourrir l'oeuvre en formation.
6 - Instant solennel de la naissance dans sa forme sonore
La graine dans la terre, le foetus dans l'utérus, la forme-pensée dans la conscience, tous témoignent que le temps de la naissance visible est précédé d'une période de gestation qui s'effectue dans l'intimité de la mère : mère-terre, mère-utérus, mère-conscience. Le magicien consacrant ses énergies au développement d'une forme-pensée le fait dans le silence et le secret, suivant l'adage ésotérique : vouloir, oser, se taire. Il ne disperse pas son travail en le divulguant à son entourage, opérant pendant le temps nocturne pour s'aligner avec le symbolisme cosmique.
Le signal de la naissance est donné par le foetus lui-même ; le magicien est comme poussé de l'intérieur pour émettre hors de sa conscience la forme construite. Il accomplit alors l'acte solennel de libérer son oeuvre pour qu'elle grandisse dans un nouveau champ de force, et il le fait en intention dans le souffle et le son. La bouche joue ici le rôle du vagin, elle est ouverture réceptrice et émettrice. Le son vibrant dans l'éther amène des transformations dans l'oeuvre. Dans l'enfant naissant, au niveau du coeur, le trou de Botal se ferme à la première inspiration et le circuit sanguin se fait complet. Dans l'oeuvre-pensée s'ouvre une nouvelle dimension collective qui va nourrir et contribuer à sa croissance.
7 - Le travail de la mère se poursuit dans les trois mondes
La forme-pensée est libérée mais elle continue d'être reliée, en vitalité, en amour et en intelligence à son créateur. Tout ce qu'une mère fait pour son enfant, le magicien le fait pour sa forme-pensée. Il l'aide à grandir en lui adressant des pensées d'amour, de confiance, d'autonomie. Il observe ses comportements et peut en corriger certaines tendances. Il nourrit du regard son oeuvre, comme la mère nourrit son enfant du lait maternel.
L'enfant devient adulte. Il manifeste la volonté du Père Créateur, se cherche en tant que sens, l'âme continue d'être le relais entre le Fils et le Père. Le magicien maintient le fil de son intention par la force enveloppante et stimulante de l'amour. On mesurera combien la discipline personnelle, la constance sont des valeurs essentielles dans l'aboutissement final.
L'art magique est l'aboutissement de toutes les études en ésotérisme. C'est dire la portée d'un tel engagement. Cette pratique n'est pas sans danger ; aussi conseille-t-on aux aspirants de travailler dans un premier temps à purifier leur personnalité. Si par insouciance, désinvolture, on négligeait cette préparation, l'oeuvre accomplie serait entachée de nos propres limites et, tout comme les parents ont une responsabilité vis-à-vis de leur rejeton , le magicien porterait la responsabilité des forces mises en activité par sa pratique.
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Voici deux livres de base pour acquérir la connaissance initiale en magie :
- Traité sur la Magie blanche - Alice A. Bailey - Ouvrage dont la lecture demande de la patience et qui est d'une incroyable richesse pour peu que l'on soit ouvert à la réalité de l'âme.
- La Lumière sur le Royaume - Alexandre Moryason - Ouvrage plus pratique que le précédent. Après une initiation aux lois de l'univers à travers les connaissances égyptiennes antiques et une présentation de la Kabbale, l'auteur décrit des exercices magiques de purification et d'action sur la vie matérielle.