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Régine Zangiacomi Sophrologue Conseil en santé holistique
A l’écoute de soi 04 72 17 81 54 21 chemin du crêt 69570 Dardilly
Notre système de soins Occidental s'intéresse essentiellement à l'organe malade, il s'occupe séparément des maladies psychiques et des souffrances psychologiques, il est morcelé. L'approche holistique de la santé considère que la maladie est un processus qui concerne la personne dans sa globalité, dans ses trois dimensions: physique, psychologique et spirituelle, c'est ce qu'on appelle la Théorie des trois corps. Notre corps physique délimité et concret est le messager de nos manques dans les trois corps. En tant qu’être vivant, nous avons des besoins spécifiques au niveau physique. En tant qu’humain, nous avons des besoins psychologiques et spirituels. La non satisfaction de certains de nos besoins provoque un état de stress, qui nous use et nous épuise lorsqu’il dure. Il suffit qu'un des trois corps, ou plan d’expression, soit en dysharmonie de façon régulière et répétée -excès ou manque- pour que la maladie apparaisse. La maladie vient nous signaler ce manque, elle vise à rétablir l’harmonie. 1 - Notre esprit est en relation et en interaction avec notre corps physique. Les recherches récentes des neuro-scientifiques alliées à celles de la psychologie, fournissent des explications de plus en plus claires à ce phénomène constaté depuis toujours par l’être humain : C’est ce que l’on appelle la relation psyché/soma, d’où le terme de psychosomatique. Comment notre esprit agit-il sur notre corps? La vue, l’odeur ou la pensée d'un aliment déclenchent la salivation. Une image, une pensée, une information sensorielle, provoquent dans notre corps une réaction chimique = Le réflexe conditionné. Sans que nous intervenions consciemment, notre cerveau reçoit des messages sensoriels (vue, odorat), des images réelles ou imaginaires (pensées). Il les interprète= il croit qu’il va recevoir de la nourriture et devoir bientôt digérer des aliments, il s’adapte et transmet des messages chimiques à notre corps physique pour qu’il réponde à la situation, en déclenchant la salivation. Nous avons tous un jour préparé un verre avec un comprimé d’Aspirine, et le mal de tête passé, nous avons retrouvé avec stupeur le verre encore rempli, le comprimé non consommé = C’est l'effet placebo. Des expériences sont faites en milieu médical : Une substance dénuée de principe actif, c'est-à-dire dépourvue d’action pharmacologique propre, est administrée comme médicament, à l’insu du patient qui croit qu’il s’agit d’un vrai médicament. L’ensemble des modifications obtenues chez ce malade, qui est similaire à celui recherché avec le vrai médicament, est appelé Effet Placebo. Il montre la puissance de la croyance sur le corps. La croyance de la guérison apporte l’espoir de la guérison. Conclusion : La relation entre le corps et l’esprit est automatique, inconsciente. Elle constitue une de nos ressources internes naturelles, propres à l’espèce humaine, et c’est cette relation que nous allons utiliser pour la visualisation positive. 2-Comment pouvons-nous utiliser cette ressource interne ? Nous allons la faire fonctionner de façon consciente et volontaire dans le but d'améliorer notre santé. C’est la relaxation qui va nous permettre d’utiliser consciemment cette communication qui se fait habituellement à notre insu entre le corps et l’esprit. La relaxation détend le corps et le psychisme : Quand les muscles se détendent, le cerveau capte l’état de bien-être physique et de sécurité et se détend à son tour, un état harmonieux s’installe. Nous entrons dans un état de détente à la frontière entre la veille et le sommeil. C’est l’état par lequel nous passons tous les soirs en nous endormant et chaque matin au réveil. Notre cerveau est parcouru par des ondes électriques qui se modifient suivant l’état de conscience dans lequel nous sommes :
En ondes alpha la communication entre cerveau conscient et inconscient se fait d’une façon beaucoup plus concentrée que dans l’état habituel de veille C’est la zone créatrice par excellence, les freins habituels que constituent nos peurs et notre éducation, sont moins actifs. Dans cette zone intermédiaire, il nous reste suffisamment de conscience pour être réceptif aux suggestions, entendre une voix, créer des images de visualisation. La barrière du conscient est levée : le message reçu s’imprime sur notre inconscient. Il nous reste assez de lucidité pour que notre néo-cortex (cerveau conscient) puisse volontairement envoyer des images à la partie inconsciente de notre cerveau qui commande à nos fonctions vitales. 3 - La relaxation-visualisation s’adresse à notre système limbique. Au cœur de notre cerveau le système limbique est un assemblage de structures cellulaires situé entre le tronc cérébral et le néo-cortex. Apparu il y a 2 à 3 millions d’années, il est particulièrement développé chez les mammifères, de ce fait il est souvent appelé, cerveau mammifère. Son rôle : Grâce aux découvertes des neuro-scientifiques et à l’imagerie médicale (IRM), nous savons qu’il est le siège de nos émotions (2 noyaux : l’hippocampe et l’amygdale).
L’hypothalamus régit :
Il communique avec le tronc cérébral qui commande les fonctions motrices. Grâce à un système de messages électriques et chimiques, l’hypothalamus contrôle l’hypophyse (glande pituitaire) qui est la principale glande de notre organisme, poste de commande de notre système hormonal. Le système limbique fonctionne d’une manière automatique et inconsciente. Il capte le climat interne du corps sous forme binaire : « ça va ! » ou « ça ne va pas ! »
Pour lui : Face au danger, il faut fuir, se défendre ou attaquer ! Le stress de la vie moderne, le mal-être continu, sont perçus comme un danger pour la survie au même titre que la menace d’une bête sauvage dans la jungle. Notre hypothalamus transmet l’ordre à notre organisme de faire face à cette situation, d’assurer notre survie. Pour cela, il mobilise toutes les ressources de l’organisme. Si le stress devient chronique, le corps est en alerte continue, il consomme une énergie dépensée en pure perte, il arrive à l’épuisement. Effondrement du système immunitaire : Des problèmes de santé apparaissent.
Avec la relaxation-visualisation, nous allons redonner de l’espoir à notre système limbique, lui envoyer du confort, l’amener à lever l’alerte. Il va capter aussitôt ce confort et modifier la teneur de ses messages destinés à l’hypothalamus.
4 - L’exercice de relaxation-visualisation : Nous allons nous occuper de nos trois corps : physique, psychologique et spirituel. On va d’abord détendre le physique et le mental :
Ensuite on va créer dans son esprit des images positives, en visualisant des scènes agréables, des images mentales qui procurent du bien-être et du plaisir. 1ère Visualisation : S’offrir un moment de plaisir avec ses 5 sens.
Puis on va s’occuper du psychologique, de notre affectivité : 2ème visualisation : Revivre un bon souvenir Se rappeler un souvenir agréable, revivre les sentiments positifs, les émotions de ce souvenir. Le cerveau limbique capte l’état de bien-être, la détente musculaire, les plaisirs sensoriels et affectfs lui disent qu’il peut lever l’alerte, qu’il n’y a plus de danger. 5 - Le film de résolution du problème physique Nous utilisons une de nos ressources internes : Notre capacité d’auto-guérison. Notre corps sait tout naturellement :
C’est ce mécanisme naturel que nous allons stimuler. Nous allons combiner toutes ces ressources:
Concrètement comment faire son film ? Fabriquer dans son esprit un écran mental blanc. Sur cet écran, projeter les images créés, éventuellement se faire le commentaire des images .
- Réalistes ex : Dans ma moelle osseuse, je visualise l’augmentation de la production en masse de cellules embryonnaires. Je les vois se former dans les ganglions lymphatiques, la rate et le thymus. Les globules blancs sont très nombreux, ils arrivent en masse et se renforcent, je les vois faire leur travail de nettoyage dans les cellules de mon organisme. Ou bien, je visualise une injection de lymphocytes dopés en laboratoire. Cela se fait par voie intraveineuse. - A un niveau analogique, on transpose.
- Niveau symbolique : inventer quelque chose qui symbolise, contient un message ex: eau, lumière, chaleur qui régénère, nettoie l’organisme. C’est souvent un peu flou…et pas très convaincant, la croyance risque d’être un peu faible et peut manquer d’efficacité. Terminer le film en se voyant guéri, lire le mot FIN sue l’écran mental. S’il reste du temps, repasser le film plusieurs fois, en accéléré. Pour créer son scénario, il faut se renseigner sur le problème concret que l’on veut traiter, poser des questions au médecin, chercher des illustrations dans les livres, étudier les clichés des radios, échographies. Le dessin : Un outil pour préparer son scénario. Au choix :
Le dessin permet de repérer les éventuels sabotages venant de l’inconscient. Le Conseiller en santé va aider à repérer ces sabotages. 6 - Fin de l’exercice : Ressourcement spirituel ; Nous faisons appel à une ressource externe, nous nous relions à l’univers, cela donne du sens à notre vie. « Je mets en relation tout ce qui est bon et positif en moi et tout ce qui est bon et positif dans l’univers, je réalise que ces ressources sont disponibles pour moi, à chaque fois que je choisis de les utiliser. » Concrètement, je revis un instant magique, un moment d’extase, pendant lequel je me suis senti complètement en accord avec l’univers, relié à l’univers. Auto-remerciement: Après chaque étape, je suis invité à ma remercier moi-même, pour le temps que je prends pour moi. Culturellement on n’y est pas habitué, on remercie les autres, jamais soi ! Il s’agit là d’une « réparation culturelle » Apprendre à ne plus se dévaloriser, à se donner la même considération que l’on donne aux autres. Chacun de nous est ni plus, ni moins qu’un autre être humain. Quand je prends soin de moi, je m’assume pleinement, j’évite ainsi de devenir une charge pour les autres (en cas de maladie) et je suis disponible pour m’ouvrir véritablement aux autres. Quand je vais bien, les autres en bénéficient.
Cet exercice doit être pratiqué 2 à 3 fois par jour, pour que notre système limbique enregistre le bien-être de façon répétée, puisse vraiment lever l’alerte et activer la guérison.
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Régine Zangiacomi Conseil en Santé Holistique Sophrologue 21 chemin du crêt 69570 Dardilly Tel : 04 37 49 97 80
L’approche holistique de la santé prend en compte l’être humain dans sa globalité, c'est-à-dire dans ses trois dimensions : physique, psychologique et spirituelle.
* Le terme Holistique : Vient de Holos en Grec qui signifie : tout, entier, global
1 - Petite histoire de vie pour comprendre l’approche holistique….
« Je suis pressé, j’ai un rendez-vous professionnel très important et je ne suis pas en avance… Je marche vite dans la rue, je traverse, et au moment de monter sur le trottoir d’en face : Mon pied heurte la margelle du trottoir, je tombe par terre ! J’essaie de me relever, je n’y arrive pas, je sens une violente douleur au genou, je crie… Aussitôt je ressens que je suis furieux : quel maladroit je suis… et ce trottoir, il est mal fait… Mes pensées se bousculent dans ma tête : c’est fichu pour mon rendez-vous… Je me demande bien pourquoi il m’arrive une chose pareille, juste aujourd’hui ? »
Comment suis-je au courant dans ma tête de ce qui se passe dans mon genou ?
Presque simultanément, grâce aux liaisons entre mon corps et mon cerveau, par les nerfs et les neurones : - De mon genou, une info passe à mon cerveau : « il se passe quelque chose ds mon genou ! » = DOULEUR…..Je crie.
- En même temps, je ressens que je suis furieux ! Au centre de mon cerveau, un signal s’est déclenché et se manifeste sous forme de mon émotion. Je m’aperçois que mon climat intérieur a changé = SOUFFRANCE = Mes pensées se bousculent.
- En même temps dans mon esprit, je me demande « Pourquoi moi ? Pourquoi aujourd’hui ? J’avais justement un rendez-vous hyper important…Qu’est-ce que ça veut dire ? » = question existentielle = TOURMENT Cet incident a provoqué en moi des réactions (douleur, souffrance, tourment) dans les trois dimensions de mon être, car je suis un être global, mon corps et mon esprit sont liés intimement.
2 - La vie, c’est le mouvement, autour de moi et à l’intérieur de moi.
L’élan de la vie est un mouvement perpétuel qui fait de nous des équilibristes : à chaque instant, nous cherchons et nous trouvons un certain équilibre. Ce mouvement de vie en nous et autour de nous, s’accompagne d’un ressenti affectif permanent, plus ou moins conscient. De temps à autre, un évènement se produit et vient rompre l’équilibre ! Une émotion naît aussitôt . Elle va nous permettre de réagir et de rétablir l’équilibre rompu. Nos émotions viennent nous dire si ca va ou si ça n’va pas…
E MOTION E = Extérieur movere = Mouvement
Emotion : Un mouvement part de l’intérieur de moi et s’exprime à l’extérieur. L’émotion est le mouvement de la vie en moi. La vie est une suite d’émotions, une cascade de mouvements affectifs (qui m’affectent=me touchent) qui retentissent de façon positive ou négative, dans mon mental, dans mon coeur et dans mon corps.
L’émotion est un phénomène naturel, Inné = En tant qu’humain, je suis né avec, c’est dans mon programme biologique. Je ne le contrôle pas du tout, c’est une fonction automatique comme toutes les fonctions liées à ma survie. L’émotion est un phénomène physique, biologique qui naît dans mon cerveau mammifère (inconscient) appelé aussi cerveau émotionnel. Distinguer émotion et état d’humeur : l’émotion est brève, l’humeur (bonne ou mauvaise) dure, c’est une tonalité affective générale qui persiste, plusieurs heures voire plusieurs jours. Joie, colère, amour, tristesse, peur colorent les mouvements de vie qui me mettent en relation avec mon environnement. Elles me permettent de réagir naturellement, biologiquement, et de façon adéquate, de faire ce qui est nécessaire pour ma survie en toute situation = ADAPTATION.
3 - Chaque émotion a une fonction spécifique :
Ces 5 émotions sont les mères de milliers de sentiments. : Comme les 3 couleurs fondamentales sont nuançables en plein de couleurs secondaires. Les sentiments sont acquis par l’éducation : J’ai appris, c’est pas naturel, mais culturel, acquis avec l’expérience. Nous avons hérité de nos ancêtres les manières qu’ils avaient de conduire leurs vies. Une partie de ma vie émotionnelle se vit de façon naturelle et l’autre de façon culturelle.
- La surprise= arrêt physique=contraction=peur. Nous basculons dans la joie si c’est une bonne surprise. - Le dégoût = arrêt physique=peur mêlé de colère (ça me dérange, ça m’envahit…) - La culpabilité est un mélange de peur et de colère, que je retourne contre moi.
En apprenant à connaître nos émotions, alors que ni nos écoles, ni nos parents ne nous l’ont appris, nous allons réparer une vieille erreur culturelle.
4 - Une émotion naît dans notre cerveau, se voit et se sent dans notre corps :
Comment je m’y prends pour montrer à quelqu’un que je l’aime ? Notre espèce a inventé le langage pour communiquer de façon nuancée : langage verbal, langage gestuel. Il est mal vu de montrer ses élans émotionnels de sauter au cou des gens qu’on aime, de dire à quelqu’un qu’on l’aime… prendre un ami dans ses bras, de crier quand on est en colère, pleurer quand on est triste, montrer sa peur…Culturellement on vit une dévalorisation des émotions Emotions retenues : Pour réprimer son élan d’amour, le corps physique se contracte, les muscles se contractent = tensions musculaires. C’est la même chose pour toutes les émotions retenues. La vie émotionnelle est le moteur de la majorité des gestes physiques ,accomplis ou réprimés…
Je ne retiens pas ma joie, je la montre, je rayonne. Est-ce que j’ose montrer ma joie, la partager avec les autres ?
Comment je m’y prends pour vivre ma tristesse ? Je prends le temps de vider mon chagrin, avant de reprendre le cours de ma vie = stratégie pour la survie, ainsi je vais me réparer, retrouver un nouvel équilibre. Les larmes sont la somatisation de la tristesse. Nous ne pouvons pas séparer les manifestations physiques et psychologiques : c’est la psychosomatique Je demande une écoute, un soutien, une consolation. Par la suite, je pourrai tourner la page, m’intéresser à d’autres personnes, à autre chose. Je ne vais pas oublier, mais je ne serai plus triste.
Comment je m’y prends quand j’ai peur ? je me mets à l’abri. Je demande de l’aide, j’en parle à quelqu’un, je ne reste pas seul avec ma peur. D’où vient le danger en 2007 ? Les hommes préhistoriques devaient affronter des dangers mettant directement leur vie en péril (attaques d’animaux, de tribus rivales). Au 21éme siècle, les dangers sont moins directs. Mais notre cerveau ne le sait pas. Il ressent comme dangereux, toute situation menaçante, stressante. Voilà pourquoi le stress fait tant de dégâts sur notre santé !
Certaines peurs font partie de notre héritage : Elles nous ont été transmises par les gens qui s’occupaient de nous quand nous étions petits. (ex : peur de l’orage, des insectes, des bruits :bombardements).Il est possible de se séparer de cet héritage encombrant : Si j’ai souvent peur lorsqu’il n’y a pas de véritable danger, j’en parle avec un médecin, un psy, je cherche à comprendre d’où vient ma peur.
Comment je m’y prends quand je suis en colère ? Nous sommes des animaux évolués, en tant que tels, nous avons nos façons particulières pour délimiter notre territoire et le défendre. Notre cerveau reptilien, notre cerveau mammifère ne sont pas au courant que nous vivons au 21eme siècle ! Nous n’avons pas été entraînés à défendre notre personne, notre caverne, nos petits, notre territoire…Je suis comme un lion lorsque un autre animal pénètre dans son territoire. Comme un lion, j’ai envie de rugir, j’ai envie d’attaquer mon agresseur. Je suis un humain, je sais parler ! Je parle sans juger l’autre, sans l’accuser, le menacer. Si je suis trop énervé, avant d’aller vers l’autre, je vide le trop plein de colère/ A l’écart des autres, je vais crier, hurler ! Je tape sur un punching-ball, des coussins, un matelas. J’utilise des exercices de sophrologie. Quand j’ai bien vidé ma colère, je vais parler à la personne concernée.
Puis, avec respect, je dis ce que je ressens, ce qui ne va pas, je dis mon besoin : J’explique à cette personne pourquoi je suis en colère : Quand tu as dit….quand tu as fait cela….Je me suis mis en colère parce….. J’ai besoin que …..Je lui demande de réparer, de s’excuser, pour que nous puissions nous réconcilier
Quand c’est fait, je peux pardonner, faire la paix. Attention à ne pas sauter une étape, un pardon hâtif n’est pas un vrai pardon.
Faire la distinction entre la saine colère qui me répare sans blesser l’autre et l’agressivité, la violence, je deviens à mon tour un persécuteur, et c’est un jeu de pouvoir sans fin. La colère saine dure quelques minutes et règle le conflit du moment, elle n’est pas violente : J’ai subi un préjudice, je dis STOP ! Je dis mon désaccord, je me répare, je n’agresse pas l’autre, je reste respectueux. Mais si j’ai ravalé mes colères depuis trop longtemps, j’ai une collection de colères mal gérées qui m’encombrent. Un motif anodin peut faire déborder le vase. Je risque de devenir agressif pour un bouchon de dentifrice oublié sur le bord du lavabo. Ma colère n’est pas juste ! Une saine colère s’exprime dans le respect de la personne en face.
5 - Comment tombons nous malades ?
Le corps physique se met en tension à chaque émotion. Nous avons de la pudeur , nous n’osons pas souvent prendre dans les bras, embrasser ceux qu’on aime, sauter de joie, rire, pleurer, taper du pied, élever la voix… L’éducation s’est installée pour nous empêcher de montrer nos émotions.
La tension musculaire commandée par le cerveau émotionnel pour permettre la défense, l’attaque, la fuite, l’étreinte, est naturelle, elle est accompagnée de secrétions chimiques, hormonales : Adrénaline, Noradrénaline, Cortisol…qui accélèrent mon rythme cardiaque, ma pression artérielle, appellent un apport de sucre dans mon sang, stoppent mes fonctions digestives, et mon système immunitaire. Toute l’énergie de mon organisme est dirigée vers ma survie : fuir, attaquer, me défendre, me réparer, étreindre, partager ma joie avec mes semblables. Si cette tension ne se décharge pas rapidement, elle reste enfermée dans mon corps, ds mes organes, et perturbe ma santé.
Quand je me retiens, j’empêche mon organisme de fonctionner comme la nature l’a prévu.
Parfois je ne peux dire ma colère à la personne concernée, alors je trouve une solution Au bureau, mon chef de service vient de me traiter d’une manière très injuste ! J’aurais envie de lui dire NON, je n’ose rien dire… J’aurais envie de l’étrangler, mais je ne peux pas le faire…en moi, une petite voix me dit non ! je me retiens, je ravale ma colère légitime. Je suis dans une relation de dépendance, en tant qu’employé vis-à-vis de mon chef de service. Ma colère reste là, sous forme de tension musculaire, la montée d’adrénaline n’a pu être utilisée à bon escient, mon coeur a accéléré pour rien, ma tension artérielle aussi, etc… J’ai tous les signes physiques du stress. Ce jour-là, je ne peux plus travailler, ça travaille dans ma tête, ça bout dans mon corps…je me sens mal….Je sors du bureau avec ma colère. Je vais rentrer chez moi et exploser au moindre prétexte sur ma femme, sur mes enfants. Ce n’est pas juste pour eux… Mais le long du chemin, je passe devant la vitrine d’un pâtissier, je m’arrête et comme je me sens vide, je m’achète deux éclairs au chocolat, je les mange, une vague de bien-être me parcourt, je me sens mieux, je suis calmé… »
Comme j’ai appris à me taire, à me retenir, à ne pas dire…. Je me suis trompé de corps :
Mon corps psychologique avait besoin de vider une émotion, j’ai cherché à me calmer en mangeant une sucrerie, alors que je n’avais pas vraiment faim. Mon corps physique encaisse la surcharge calorique. J’ai mangé pour calmer mon angoisse, au lieu de gérer mon émotion de façon saine pour moi.. Mon corps spirituel s’interroge : « A quoi ça rime, tout çà ? », je suis découragé.
6 - Comment aller vers plus d’harmonie ?
Mes symptômes physiques viennent me dire que la vie ne circule pas complètement librement en moi. Qu’est-ce qui fait barrage ? Certains de mes comportements, certaines habitudes (interdits) culturelles sont nuisibles à ma santé. Pour rétablir l’harmonie en moi, dans ma globalité physique, psychologique et spirituelle j’ai intérêt à me libérer de ces interdits qui sont vieux et nuisibles. Je ne suis pas obligé d’accepter la totalité de mon héritage, comme pour les biens matériels, je peux faire un tri parmi tout ce que m’ont transmis mes ancêtres, et ne garder que ce qui me convient vraiment.
Comment se libérer de vielles choses encombrantes, d’anciennes affaires non achevées ?
Ex d’affaire non achevée : Je viens de me coucher, tout à coup j’ai un doute : ai-je fermé la porte à clé ? Si je ne vais pas vérifier = fermer la situation ouverte, je ne vais pas m’endormir, ou mal dormir.
Il est essentiel de chercher ce qui m’encombre, de régler mes affaires. Depuis que nous sommes nés, nous avons commencé beaucoup de choses, nous avons empilé pleins d’affaires non réglées. Notre esprit n’est pas libre : quand une situation n’est pas terminée, les choses perdurent avec des répercussions physiques.
Je cherche dans mes souvenirs émotionnels… ex : J’ai subi une injustice de la part d’une instit quand j’avais 4 ans, et je n’ai rien pu dire, je n’ai pas pu me réparer ! et je lui en veux toujours… Affaire non achevée, la chose n’est pas finie, pas réglée, j’en garde de la colère, j’en veux à tous les enseignants, ou, sans savoir pourquoi, je me sens mal à l’aise avec le genre de femmes qui lui ressemblent, qui me la rappellent… Je suis resté en tension, dans mon corps et dans mon cœur, même si j’ai presque oublié…Ca reste actif au fond de moi. J’ai peut-être collectionné des tas de petites colères non exprimées:
Culturellement, la colère est taboue, la tristesse passe mieux. Nous avons appris à camoufler nos colères en tristesse. Attention, danger ! Les colères entassées, et déguisées en tristesse installent en nous un état dépressif.
Faire la paix avec quelqu’un d’important pour nous, avec lequel on est brouillé, sans oublier d’abord de lui expliquer ce que l’on a ressenti, ce que l’on ressent encore, lui avoir exprimé sa colère s’il y a lieu, pour pouvoir faire la paix , dire au revoir. Exprimer son amour à quelqu’un avant sa mort peut-être. Cette démarche facilite le deuil qui suivra. Nous n’avons pas pris l’habitude de régler nos affaires au fur et à mesure, pas bien appris à gérer les moments de tension.
CONCLUSION : Mes émotions sont précieuses pour ma survie et pour mon épanouissement. Lorsque je veux les mettre de côté, les enfermer, les nier, je prends le risque qu’elles me manipulent, car elles travaillent à mon insu au fond de moi. Mes émotions sont les alliées de mon évolution : Elles me préviennent, Elles me disent ce dont j’ai besoin, elles me disent qui je suis et ce qui est juste pour moi.
Quand j’écoute le message de mes émotions, je me mets face à moi-même en toute honnêteté. Elles sont les messagères de mes profondeurs. Elles font le lien entre mon corps et mon esprit.
Une gestion saine des émotions libère le corps, le cœur et l’esprit, et favorise l’harmonie avec soi-même et avec les autres.
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